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La tempête économique a frappée comme prévu. Ce que personne avait vu venir était l’ampleur des pertes. Plusieurs grandes compagnies ont écopé, se plaçant à l’abri de leurs créanciers, les travailleurs aussi ont été frappé de plein fouet perdant leur emplois ou étant obligés d’accepter une diminution de salaire substantielle afin de pouvoir conserver leur gagne-pain.
Les caisses de retraite n’y ont pas échappé puisqu’elles ont toutes perdu de l’argent dans la tourmente. La majorité de ces caisses ont encaissé des pertes de 15% environ alors que la caisse de dépôt et de placement du Québec voyait s’envoler un montant de près de 40 milliards de dollars, soit 25% de sa valeur totale. Comment expliquer cette différence ? Ça s’explique par la nonchalance, par un manque de rigueur de la part de ses administrateurs, par l’appât du gain comme des plus grosses primes au rendement.
Évidemment toutes ces mauvaises décisions ont fait que la caisse a piqué du nez et pas à peu près. On a fait des placements très risqués comme le fameux papier commercial, dit toxique, et croyez-moi on y est pas allé avec le dos de la cuillère, tout cela sous le nez de son président, Henri Paul Rousseau, qui n’a pas cru bon de vérifier la solidité de ces placements.
Il est certain que maintenant il faudra payer pour les pots cassés. Qui croyez-vous va être pénalisé pour toutes ces bourdes ? Tous les Québécois bien sûr. Premièrement la société de l’assurance automobile du Québec qui depuis quelques années était en déficit, avait prévu des augmentations de tarif au niveau de l’immatriculation de nos véhicules, de même que sur nos permis de conduire, elle devra, en plus, prévoir une autre augmentation afin de combler le trou de la caisse de dépôt car la SAAQ cotisait à la caisse.
Parmi les grands perdants des cotisant à la caisse de dépôt, il y a aussi la commission de santé et sécurité au travail et ce sont les patrons qui assurent la subsistance de la CSST donc ils devront payer davantage pour combler un manque à gagner la aussi. Si les entreprises doivent fournir plus d’argent afin d’assurer la santé et sécurité à leurs travailleurs ils vont refiler la facture à leurs clients, il en va de soi, ce qui veut dire que c’est encore nous qui allons payer.
Même les futurs retraités vont devoir contribuer. Les travailleurs de la construction qui prendront leur retraite après 2005 verrons leur prestation coupée de 700$ par année.
Pour tous ces inconvénients qui affecteront nos vies d’une façon ou d’une autre nous devons vous dire merci M. Rousseau, merci pour les augmentations supplémentaires à la SAAQ, merci de contribuer à l’augmentation du coût de nos vie, un gros merci de la part des travailleurs de la construction pour la réduction de leur retraite, et surtout merci d’avoir encaissé vos primes au rendement et de ne pas avoir renoncé à votre prime de départ.
Billos


