La justice québécoise… d’hier à aujourd’hui
Dernièrement je regardais sur les ondes de radio québec le premier film fait sur la vie d’Aurore Gagnon, cette petite fille de 9 ans martyrisée par sa belle-mère Marie- Anne Houde. Aurore est morte des suites de ses nombreuses blessures non soignées et de divers mauvais traitements qu’elle a reçu de sa marâtre de belle-mère.
Ses parent furent tenus responsable de sa mort et subirent leur procès en avril 1920. Son père fut condamné à la prison à vie, il fut libéré cinq ans plus tard pour bonne conduite, tandis que sa femme fut condamnée à la peine de mort. Comme elle était enceinte et qu’elle était la mère d’un autre garcon sa peine fut commuée à la prison à vie, d’ailleurs elle mit au monde des jumeaux en prison. Elle fut libérée en 1935 et décéda d’un cancer en 1936.
Si on reprenait la même histoire aujourd’hui en 2007 comment cela se déroulerait-il? Deux scénarios possible, le premier serait de faire plaider la belle-mère non coupable et d’essayer d’attendrir les jurés, en disant que ce n’est pas de sa faute que ce n’est qu’une femme malade qu’elle a probablement eu une enfance difficile qu’elle n’a pas eu l’assistance qu’elle aurait du avoir de son mari qui était trop souvent pris par son travail etc.etc. Cette manière de procéder ne serait sans doute pas retenue du au fait que ce serait difficile de rendre cette dame sympatique à l’endroit des jurés.
Donc son avocat lui suggérerait de plaider coupable à une accusation réduite d’homicide involontaire et la plaidoirie de son avocat irait dans ce sens. Il insisterait sur le fait que sa cliente n’a pas d’antécédent judiciaire qu’elle ne voulait pas la mort d’Aurore et qu’elle ne représente pas un danger pour la société et de plus elle est enceinte sans oublier qu’elle est déjàs la mère d’un autre bambin donc pour toutes ces raisons une peine de deux ans moins un jour à purger dans la collectivité serait tout indiquée. Je suis certain que c’est l’espèce de sentence qu’elle aurait aujourd’hui.
En 1920 la justice prévoyait la peine de mort pour les meurtriers. La sentance ne fut pas appliquée pour des raisons humanitaires évidentes. Elle a fait néanmoins quinze années de prison pour son geste…en ce qui me concerne c’était correct, c’était juste, n’a-t-elle pas privé une enfant de son bien le plus précieux… la vie.
Aujourd’hui la justice est presque innexistante, c’est un semblant de justice, une vulgaire parodie, une farce monumentale et quand on pousse l’audace d’emmener un avocat à la télévision pour tenter de nous expliquer pourquoi les juges donnent ces sentences alors là on nous prend vraiment pour des deux de pique.
Billos


