Pauvre Pauline
Pauline Marois arrive en héroïne comme chef du parti Québécois, un véritable couronnement, Pauline 1ère reine du P.Q. Comme ça va vite en politique, il n’y a même pas deux ans cette même dame se faisait pratiquement montrer la porte par plus de 53% des militants du parti en lui préférant André Boisclair comme chef .
Maintenant à peine un an et demi plus tard elle est reçue en reine, en salvatrice, elle qui n’était pas assez proche du vrai monde il y a à peine 18 mois. Mais grand dieu que s’est-il passé pour qu’une pareille transformation ait lieu en si peu de temps, miracle, transformation extrême ou tout simplement hypocrisie avec un grand H.Il faut être extrêmement prudent car même si elle semble faire l’unanimité il ne faut pas oublier que dans les sous-bassements du parti ça groulle et ça grenouille. Pauline serait-elle masochiste?
Elle viens de mettre sur la glace le référendum et par ricochet la souveraineté, je ne suis pas certain que ça fasse l’affaire de l’aile pure et dure du parti qui est beaucoup plus pressée de passer à l’action. C’est sur que pour un certain temps on n’osera pas trop contester la chef, ça paraîtrait mal. Combien de temps avant que Pauline ne commence à ressentir la pression de remettre à l’ordre du jour la souveraineté et le référendum, pression qui deviendra vite insupportable. Un président de comté déclarait peu de temps après la démission d’André Boisclair que le P.Q. n’était pas un parti destiné à gouverner une province mais un pays, quitte à rester dans l’opposition pour une couple de mandats.
Pour finir… la cerise sur le sunday… c’est Gilles Duceppe qui s’en charge. Après avoir esseyé d’en passer une petite vite à Mme Marois dans le but d’être couronné, il s’est vite aperçu que la reine était déjà bien installée,c’est alors qu’il prend ses jambes à son cou et file en toute vitesse à Ottawa, en espérant que personne ne s’est aperçu de son absence, mais hélas… trop tard! Mais, on lui pardonne son erreur et on va jusqu’a qualifier son geste de courageux.
Je mexcuse, mais pour moi, ce n’est pas du courage mais plutôt du couraillage… entre Québec et Ottawa!
Billos


