Sept cent dix-sept morts et cinquante mille blessés en Afganistan
Si les journaux publiaient une telle manchette et si la télévision ouvrait son bulletin de nouvelles avec une affirmation semblable, on entendrait parler que de cette nouvelle dans la population, quel scandale entendrait-on, on envoie nos jeunes se faire tuer dans une guerre qui n’est pas la nôtre, il faut rapatrier nos troupes et patati et patata… et les gens auraient raison… mais la nouvelle est à moitié fausse.
Je m’explique la nouvelle est à moitié fausse parce que ce n’est pas le bilan de la guerre en Afganistan mais bien le bilan des accidents survenus sur les routes du Québec l’an dernier.
Ce qui est bizarre dans cette histoire c’est que la nouvelle est passée quasi inaperçue, pourtant ça frappe, les chiffres sont impressionants, c’est comme si ça n’avait pas la même importance,
parce que c’est arrivé sur les routes du Québec.
Il ne faut pas oublier que la majorité de ces morts et de ces blessés sont des jeunes entre 17 et 30 ans. Pourtant personne ne réclame la hausse de l’âge limite pour avoir un permis. Il faut également se souvenir que 90% de ces accidents surviennent sur des routes secondaires très mal entretenues qui ressemblent à celles que l’on retrouve au tiers monde. Autre chose surprenante c’est qu’il n’y a jamais de surveillance policière sur ces routes.
Comme je l’ai déjà dis les policiers préfèrent collecter des impôts en faisant du radar sur les autoroutes qui sont sures à 90% car il n’y a presque jamais d’accidents graves sur ces voies publiques. Il n’y a pas eu un seul mort québécois en Afganistan au cours de la dernière année,
est-ce à dire que nos jeunes sont plus en sécurité en Afganistan que sur les routes du Québec?
Mais que voulez-vous, la logique humaine est parfois difficile à cerner.
Billos


